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3 juillet 2016 7 03 /07 /juillet /2016 06:49
Jusqu'au bout du ridicule et de l'odieux...

M. Fourage fait penser aux personnages du film de Rappeneau, Ridicule, à ces tristes sires d'un monde sur le point de disparaître...

Notre dépité-maire, président de communauté de communes, conseiller régional a transmis à la gendarmerie les courriers que nous lui avions envoyés au sujet du dépôt de plainte qu'il a effectué à notre égard...Tout ceci à la suite de notre action collective militante et pacifique devant la permanence du PS à Fontenay-le-Comte.

Nous nous permettons de publier les lettres que nous avons à notre disposition pour l'instant, puisque M. Fourage, en triste sire, continue de se ridiculiser.

Notre dédain à son égard est incommensurable !

N.B : il manque encore des lettres, que nous publierons dès que leurs auteurs nous les auront transmises : par ailleurs, tous les messages de soutien à cette action militante sont les bienvenus. Nous les publierons sur ce blog. Vous pouvez aussi vous exprimer par un simple commentaire sur ce blog.

N.B : il y a même des faquins (comme pourrait dire le marquis), coquins, qui n' étaient pas sur place, mais qui ont fait une lettre...Taquins !

Vivement 2017, que nous perdions de vue ce pitoyable représentant du pitoyable PS...

Le CRS de Fontenay-le-Comte, né des mouvements sociaux et d'une certaine fidélité à l'esprit de résistance !

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Monsieur Fourage,

je fais partie des anti-démocrates et irresponsables qui ont offensé votre vertueuse personne ce dernier samedi matin. Bien que très admiratif de votre action en faveur des petits salariés, de la démocratie et du peuple de France, je me suis laissé allé, parmi d'autres, à afficher, sans dégradation aucune, ce que nous pensons de votre positionnement sur la loi travail. Votre réaction a été à la hauteur de ce positionnement." Jacques Souchard

"Monsieur le Député,

J'apprends que vous avez déposé plainte suite à l'accrochage sur la façade de votre permanence, ce samedi 25 juin, d'une bâche mettant en cause vos positions politiques. J'y étais. J'en suis totalement solidaire donc responsable. Responsable d'autant plus qu'il n'y a eu aucune dégradation matérielle ni de mot pouvant être interprété comme une atteinte à votre dignité. Sur cette bâche étaient décrites vos positions politiques. Vous cherchez des responsables : j'en suis. La démarche judiciaire que vous avez entreprise devrait vous conduire à communiquer cette lettre à Monsieur le Procureur de la République ou à l'OPJ chargé de l'enquête. Ce n'est pas vous manquer de respect que d'apprécier par le mot "trahison" l' abîme qu'il peut y avoir entre l'idéal et l'action. Je regrette d'avoir à vous dire que cet abîme porte gravement atteinte au principe démocratique.

Prenons simplement l'exemple du 49.3. Vous n'êtes pas sans savoir que le Général De Gaulle pensait que face à l'obstruction possible de jeux d'appareils politiques, il fallait une arme au gouvernement. Celui-ci, dépassant la représentation parlementaire du peuple, s'adressait alors directement au peuple par référendum. Une loi qui n'est soumise ni au parlement ni au peuple, ne peut plus porter le qualificatif de démocratique. Monsieur le Député, une quarantaine de députés socialistes , mal nommés frondeurs par les médias, continuent encore à défendre le projet qu'ils nous avaient proposé en juin 2012 pour lequel nous les avions élus.

Nous aurions aimé que vous-même soyez de ce nombre et participiez à empêcher la politique libérale soutenue par ce gouvernement. Vous n'avez pas de mandat du peuple pour ça ! Tout ceci discrédite l'action publique dans l'esprit des citoyens et participe à fonder une société violente dont nous ne voulons pas. Face à la censure menée par ce gouvernement, notamment en ce moment sur le sujet ô combien important du travail, sachez que la censure sociale n'est plus en panne et se manifeste, symboliquement, y compris sur la 5e circonscription de la Vendée.

Avec mon respect dû à l'élu de la République que vous êtes". Olivier Grolleau

Monsieur Fourage,

Nous étions,nous aussi, ce samedi matin, devant la sinistre devanture de votre permanence, nous revendiquons donc nous aussi la responsabilité de cette décoration éphémère qui n’eut pas l’heur de vous plaire mais fit bien rire les passants, nombreux en ce jour de marché. Le rire est le propre de l’homme, pas des fâcheux ! Vos maîtres ont confisqué la démocratie pas encore l’ironie comme aurait dit Charlie. Salutations." D.Dumond

Monsieur,

Suite à la plainte que vous avez déposée concernant l'affichage sur le local de votre permanence samedi dernier, je vous demande de rajouter mon nom à la liste des personnes que vous mettrez en cause auprès de la Gendarmerie car je suis entièrement solidaire de cet acte. A l'heure où l'état d'urgence (arme indispensable au combat contre l'islamisme radical nous a-t-on dit) est en passe de devenir permanent, je suis très inquiete sur l'avenir de la liberté d'opinion et de manifestation. J'étais loin de m'attendre à une telle crainte pendant un gouvernement socaliste, et les électeurs ne l'oublieront sûrement pas. Salutations. Catherine Dumond

Samedi 25 Juin, à l’initiative du Comité de résistance sociale (CRS) et du syndicat Solidaires, un groupe de citoyens, dont l’auteur de ces lignes, a redécoré la façade de la permanence d’Hugues Fourage, député et porte-parole du Parti socialiste, à Fontenay-le-Comte. La façade de la permanence a été recouverte d’une bâche noire, sur laquelle des affiches «Fermeture définitive pour cause de trahison sociale» ont été collées, ainsi que divers autres messages et caricatures dénonçant les reniements successifs du gouvernement et son inquiétante dérive autoritaire (article OF et reproduction des tracts affichés sur la bâche [1]). L’action était symbolique, et toutes les dispositions ont été prises pour éviter les débordements: Nulle dégradation, nulle insulte, nulle violence. Las ! En marge de cette action, un des impétrants bâcheurs, ou un des nombreux passants qui, transporté par notre création, souhaitait y ajouter sa touche personnelle, aurait, paraît il, commis le crime d’occulter les lettres «d & é» du mot « député » apparaissant dans le libellé portant indication de la qualité du maître des lieux:« Hugues Fourage, député de Vendée ».

… Réaction outragée de Monsieur le Député! Bouleversé par une telle audace, et par la « grossièreté » des caricatures (cela ne manque pas de sel venant de la part de celui qui se campe en héraut de la défense de la liberté d’expression depuis les attentats de Janvier 2015 ; ce n’est définitivement pas très Charlie !), Monsieur le député n’a pas hésité à requérir sur l’heure les forces de l’ordre pour laver cet affront, et à porter plainte pour « dégradation » et « outrage à la représentation nationale » ! «Outrage à la représentation nationale», rien de moins! En dehors du caractère irrésistiblement bouffon provoqué par l’emploi d’un tel qualificatif pour désigner une affaire aussi dérisoire qu’un bout de scotch apposé sur deux lettres de l’alphabet, la réaction de Monsieur le Député, une fois le moment d’hilarité dissipé, suscite néanmoins de graves remarques. Car au delà de la capacité d’invention burlesque de Monsieur Fourage, c’est bien la question de la dignité d’élu du peuple qui se pose ici.

De la privatisation de la puissance publique au service d’intérêts partisans

En n’hésitant pas à qualifier cette affaire d’attentat contre la démocratie – pourquoi pas de crime de lèse-majesté ? – et en mobilisant la gendarmerie nationale pour une affaire aussi vénielle, Monsieur le Député dépasse définitivement les bornes de ce qui est admissible, abusant sans vergogne de sa position en utilisant les institutions républicaines au service de ses intérêts partisans. L’attitude de Monsieur le Député s’apparente à un Abus de fonction caractérisé. Comment qualifier autrement le fait de mobiliser la brigade de gendarmerie nationale de Fontenay-le-Comte, contrainte de consacrer à cette affaire insignifiante des moyens importants ? ( la gendarmerie a été requise d’identifier, de convoquer et d’interroger TOUS les participants à cette manifestation, soit une bonne quinzaine de personnes à auditionner, dans un premier temps!). Cela, alors même que cette brigade est en situation de sous effectif chronique depuis des mois, et que la charge de travail de ces fonctionnaires atteint aujourd’hui les limites de ce qui est humainement supportable. Ajoutons que la période estivale annonce une nouvelle dégradation de cette situation, puisque à partir du 1er Juillet seuls 11 gendarmes sur les 24 prévus à l’effectif assumeront la totalité de cette charge. A l’heure où on nous ressasse, à longueur d’antenne, la nécessaire mobilisation totale des forces de police pour combattre la menace terroriste, et qu’on n’a de cesse de nous rappeler à notre sens des responsabilités pour nous dissuader d’aller manifester en période d’état d’urgence (et d’Euro, et d’inondation, etc …), Monsieur le député, quant à lui, choisit de considérer qu’il n’y a pour les forces de l’ordre rien de plus urgent à traiter que de laver, séance tenante, l’affront fait à son auguste personne. Manifestement, Monsieur le député aura perdu tout sens de la mesure et tout sens des responsabilités incombant à un élu de la nation, pour ne pas, d’une part, s’être avisé du ridicule de sa démarche, et, d’autre part, n’avoir pas pris en considération, dans son aveuglement, le contexte particulier et les véritables priorités auxquelles sont confrontées les forces de l’ordre

De la responsabilité

Se pose alors la responsabilité de la situation générale du pays, dont la manifestation de Samedi à Fontenay n’est qu’une des innombrables facettes. Est-on responsable d’un délit dès lors qu’on met en application le principe le plus élémentaire régissant toute société démocratique : le droit de contester publiquement, dans la rue et par la rue, les gouvernants en place ? De fait, c’est le gouvernement actuel, soutenu par les députés de la majorité (virtuelle) actuelle, au nombre desquels on compte au premier chef Monsieur Fourage, qui a pris la responsabilité de créer une situation de tension hautement conflictuelle dans le pays. En s’aliénant une large partie de la population qui ne supporte plus les coups de force successifs d’un pouvoir aux abois. La loi El Khomri est sans doute l’exemple symptomatique (mais ce n’est pas le seul) de cette dérive autoritaire et anti démocratique. Après avoir imposé le 49-3 à l’Assemblée, interdisant à la représentation nationale tout débat sur le texte pour le faire passer en force, voilà que ce gouvernement, qui n’a plus de majorité nulle part, entend imposer le 49-3 au peuple, en lui interdisant de manifester dans la rue, et en faisant un usage brutal et disproportionné de la force publique dont il dispose ! Une majorité absolue des français est opposée à cette loi, c’est un fait incontestable, mais le gouvernement n’en a cure, nourrissant ainsi un sentiment d’exaspération grandissante dans la population. Le pouvoir actuel devrait être attentif à cela : on ne réforme pas un pays contre son peuple, on n’impose pas une réforme contre la démocratie! Sous peine que cette réforme ne soit, aussitôt promulguée, entachée d’illégitimité et immédiatement discréditée. Un tel entêtement n’aura d’autre conséquence que d’entrainer plus avant la République affaiblie dans la grave crise démocratique à laquelle nous conduit, inexorablement, l’abaissement moral et les reniements successifs du pouvoir actuel et de ses supplétifs locaux.

De la démocratie

Comme l’a fait très justement remarqué Edwy Plenel récemment dans Médiapart, la démocratie n’est pas ce régime où l’on gouverne dans le mépris du peuple, de ses opinions, de ses manifestations. Ce n’est pas ce régime où la souveraineté du peuple se limite à choisir ses maîtres à intervalles réguliers et à retourner au silence et à l’absence après leur avoir délégué le gouvernement. Rappelons ici cette affirmation de Pierre Mendès France qui date de 1976 : « La démocratie, c’est beaucoup plus que la pratique des élections et le gouvernement de la majorité : c’est un type de moeurs, de vertu, de scrupule, de sens civique, de respect de l’adversaire ; c’est un code moral. » En choisissant, pour toute réponse à l’expression légitime du mécontentement, de déposer une plainte pour outrage, en affectant l’indignation face à ce peuple qui à l’outrecuidance de lui faire savoir publiquement son opposition, Monsieur le Député ajoute l’indignité au ridicule de sa posture. Car c’est un profond mépris, mépris de classe et mépris de caste, que traduit cette indignation, à l’aune de l’insupportable image que renvoie ce gouvernement : dur avec les faibles, soumis aux puissants, déconnecté des réalités auxquelles doit se confronter l’immense majorité de la population, et incapable d’accepter la moindre voix discordante, tant il est confit dans ses certitudes libérales et son aveuglement technocratique. L’une des conséquences de cette affaire de Clochemerle, aura donc été de révéler la véritable nature de Monsieur le député Fourage et consorts, et de montrer à tous, au-delà des opinions politiques particulières, sa profonde indignité". Ruben OROZCO

Monsieur le Député,

Vous avez récemment souhaité déposer une plainte à l’égard les citoyens et les travailleurs qui participent au mouvement social contre la loi travail que vous soutenez.

J’ai l’honneur de vous informer que j’ai participé à cette action collective et militante. Nous avons recouvert la permanence d’une bâche noire collée par du scotch, sans qu’aucune dégradation ne soit effectuée. Nous avons collé des affiches condamnant la trahison sociale de votre parti.

Ce président n’a pas été élu pour faire cette politique, vous n’avez pas été élu pour faire de tels choix politiques (aucune trace dans votre programme électoral !).

Pris dans une dérive autoritaire, bonapartiste, voire pire, vous souhaitez « criminaliser » le mouvement social, ce qui est tout… à votre déshonneur.

En tant que citoyen, en tant que militant syndical, j’ai à m’occuper des salarié-es précarisé-es, flexibilisé-es, sous-payés, je vois chaque jour la misère gagner du terrain, je vois les droits sociaux bafoués… Chaque jour, je me bats avec bien d’autres pour faire gagner le droit, face à des employeurs qui, trop souvent, ne prennent pas la mesure de leurs responsabilités en termes de conditions de travail, de lien social.

Vous avez choisi de favoriser le patronat le plus réactionnaire, de lui donner l’argent public sans compter et sans contrôle, vous avez choisi de faire voter des lois qui restreignent la force du code du travail, vous avez choisi de renier toutes les valeurs du progrès, que vous étiez censé incarner.

Si j’étais porté à l’empathie, en ce moment, je vous plaindrais, Monsieur, de ne voir comme seul but dans la vie que le pouvoir en soi… et surtout pour soi…

Mais je me sens plus ému par le sort des sans-grades, des obscurs, comme l’était un Jaurès, par exemple, pétri d’humanités ou d’humanité…

Comme je ne suis pas « rosse », je vous souhaite, Monsieur le Député, de bien profiter des derniers mois de votre dernier mandat.

François Poupet, citoyen et syndicaliste.

Monsieur le Député,

Je me permets d’avoir l’outrecuidance de vous écrire ce jour.

En effet, il me paraît que nous avons quelques différends depuis quelques jours. Dans un premier temps, je ne peux pas vous demander de me dénoncer auprès des forces de l’ordre au motif d’un fait que j’ai effectué samedi dernier puisque vous l’avez déjà fait. En effet, j’assume pleinement ma participation à l’atelier décoration/bricolage que nous avons effectué sur la devanture de votre permanence parlementaire. Il s’agissait d’une action militante collective ayant pour but de montrer à la population de Fontenay, au milieu du marché hebdomadaire, à l’heure de la plus grande visibilité, que la lutte que nous menons depuis quatre mois contre la Loi dite Travail n’avait aucune réponse…Nous sommes d’ailleurs restés jusqu’à 13h pour distribuer des tracts appelant aux différentes manifestations organisées le 28 juin, preuve de la honte que nous avions de cette action. Personne dans ce groupe ne s’excusera mais toutes et tous le revendiqueront. Vous semblez avoir oublié, si vous les avez un jour connues, les vertus de la lutte collective dans laquelle chacun-e apporte ses arguments et se « trippes » pour aller vers un objectif commun.

Vous êtes maintenant dans un processus de bataille et non de lutte que nos ados appellent TPMG, ne visant qu’à la survie de votre situation personnelle, c’est pourquoi nous avons depuis longtemps refusé d’être reçus par vous. Dans un deuxième temps, j’aimerais vous entretenir de la forme de votre dépôt de plainte. Le Major de Gendarmerie qui m’a demandé de passer le voir m’a fait part d’une « insulte à la représentation nationale » au sujet d’un morceau de scotch placé sur l’étiquette indiquant votre permanence parlementaire… J’ai appris ce fait lors de mon audition, samedi après-midi. Je n’avais pas remarqué ce détail lors de notre présence devant votre local, de même que les autres militants présents que j’ai contacté depuis. Peut-être qu’une des quelques personnes présentes sur le marché qui ont trouvé notre initiative pertinente et nous ont rejoint en sont responsables, peut-être que ce morceau de scotch s’y trouvait avant notre arrivée, il est visible sur toutes les photos que nous avons prises (après agrandissements puisque nous ne nous en étions pas aperçu) ce qui implique son ancienneté. Il me semble que ce bout de scotch soit plus une plaisanterie dite « de potache » qu’une insulte purement politique. Or les personnes qui étaient avec moi devant votre permanence législative, dont vous devez commencer à avoir une liste, sinon exhaustive, du moins conséquente, l’étaient pour des raisons éminemment politiques pour lesquelles vous aurez à vous expliquer lors de la campagne des législatives de 2017. Enfin, dans un troisième temps, il me semble opportun de revenir sur les propos que « Ouest-France » vous font tenir.

En juriste de formation que vous êtes, ce journal publie le fait que vous pourriez retirer la plainte pénale que vous avez déposée contre les organisations auxquelles j’appartiens, voire que je représente ou que j’ai initiées, si des excuses étaient données à votre noble personne. Sur le plan humain cette supplique nous inciterait plutôt à recommencer, sur le plan juridique, je vous rappelle, n’étant pas personnellement juriste, que seul le Parquet et donc le Procureur de la République peut stopper une plainte déposée, le retrait d’une plainte par le plaignant n’étant qu’une « affaire de manche ». Dans ce même article de Ouest-France, vous nous dîtes que la caricature politique n’a jamais fait avancer les choses. Permettez-moi de vous reprendre sur ce sujet. Je suis historien et non juriste de formation, ce qui me donne une plus grande expertise dans ce domaine. Le fait que mes travaux de recherche en Histoire aient été spécialisés sur la caricature politique me conduits à vous préconiser de vous méfier de la caricature politique, arme de très gros calibre, à mon humble avis. Il est vrai que je n’ai jamais étudié des cas aussi importants que votre personne, mais seulement celui d’un individu plus humble et introverti, Alfred DREYFUS. Pour terminer cette missive, je vous remercie à nouveau d’avoir rendu publique une initiative que le CRS et l’Union Locale Solidaires avaient souhaitée médiatique.

Votre dépôt de plainte restera dans vos décisions et dans les rapports humains que nous pouvons avoir. Sincèrement, Philippe TERROIRE

Monsieur le député,

J'apprends que vous recherchez les dangereux terroristes qui ont exprimé sans dégradations leur mécontentement sur la politique du gouvernement, notamment au sujet de la loi travail, le samedi 25 juin 2016 sur la façade de votre permanence à Fontenay le comte. J'étais du nombre, aussi je vous demande de bien vouloir rajouter mon nom sur la liste des personnes que vous avez envoyée à la Gendarmerie. A de nombreuses reprises les membres nationaux où locaux du P.S nous ont laissé entendre que nous n'avions de choix qu'entre vous le P.S où le F.N. Tout ce qui pourrait arriver si par malheur le F.N se trouvait au pouvoir, nous l'avons eu grâce au P.S. Il ne manquait que la délation, mais par vôtre fourageuse intervention, c'est chose faite. Soyez assuré que les électeurs sauront s'en souvenir. Didier BERTHOME

Monsieur le Député,

J'apprends que vous avez déposé plainte suite à l'accrochage sur la façade de votre permanence, samedi 25 juin, d'une bâche mettant en cause vos positions politiques. J'en suis totalement solidaire donc responsable. Responsable d'autant plus qu'il n'y a eu aucune dégradation matérielle ni de mot pouvant être interprété comme une atteinte à votre dignité. Sur cette bâche étaient décrites vos positions politiques. Vous cherchez des responsables : j'en suis. La démarche judiciaire que vous avez entreprise devrait vous conduire à communiquer cette lettre à Monsieur le Procureur de la République ou à l'OPJ chargé de l'enquête.

Ce n'est pas vous manquer de respect que d'apprécier par le mot "trahison" l' abîme qu'il peut y avoir entre l'idéal et l'action. Je regrette d'avoir à vous dire que cet abîme porte gravement atteinte au principe démocratique. Tout ceci discrédite l'action publique dans l'esprit des citoyens et participe à fonder une société violente dont nous ne voulons pas. J’ai été choqué par votre intervention sur France Inter, il y a quelques temps, vos propos portaient sur l’utilisation du 49.3 , vous avez tout simplement dit que » ça les dépasse » en parlant des citoyens. Vous êtes responsable de la dégradation de vie des salariés, dont nous avons les témoignages quotidiens sur le secteur de Fontenay Le Comte, par les réformes que vous avez votées. Avec mon respect dû à l'élu de la République que vous êtes. Alain ROBERT

Monsieur le Député,

J'apprends que vous avez déposé plainte suite à l'accrochage sur la façade de votre permanence,ce samedi 25 juin, d'une bâche mettant en cause vos positions politiques. J'y étais. J'en suis totalement solidaire donc responsable. Responsable d'autant plus qu'il n'y a eu aucune dégradation matérielle ni de mot pouvant être interprété comme une atteinte à votre dignité. Sur cette bâche étaient décrites vos positions politiques avec quelques appréciations de citoyens libres. Le ou les témoins qui vous ont informé pourront le confirmer. Vous cherchez des responsables : j'en suis. La démarche judiciaire que vous avez entreprise devrait vous conduire à communiquer cette lettre à Monsieur le Procureur de la République ou à l'OPJ chargé de l'enquête. Ce n'est pas vous manquer de respect que d'apprécier par le mot "trahison" l' abîme qu'il peut y avoir entre l'idéal et l'action. Je regrette d'avoir à vous dire que cet abîme porte gravement atteinte au principe démocratique. Avec mon respect dû à l'élu de la République que vous êtes. JM Holiet.

Monsieur le député,

De nombreuses petites gens de Vendée vous ont envoyé à la capitale de notre beau pays pour porter leur parole. Ils attendaient de vous que vous restiez attentif à leur quotidien, à leur souffrance, leurs joies ou leurs espoirs. Ils pensaient que vous étiez socialiste, et ils avaient foi dans le socialisme comme espérance de "beaux lendemains".

Mais, une fois dans la "ville phare" vous avez oublié vos promesses, vous avez oublié votre assise provinciale, vous avez oublié vos concitoyens, vous avez oublié oublié l'idéal socialiste. Le grand Larousse définit socialisme ainsi: "Idée politique visant à transformer l'organisation sociale dans un but de justice entre les hommes au plan du travail, de la rétribution, de l'éducation, du logement, etc." Nous avons beau être des citoyens engagés et attentifs à la vie politique ; nous ne voyons pas à quel moment de votre action politique vous avez défendu ce socialisme.

"Sans la République, le Socialisme est impuissant, sans le Socialisme, la République est vide" aurait dit Jaurès, un grand monsieur socialiste...dont vous avez peut-être entendu parler.

Nous croyons à la République comme démocratie dans laquelle les représentants du peuple, gouverne "pour le peuple". Et comme vous vous en souvenez peut-être, "par le peuple" ; lors de cet événement important dans une démocratie que l'on appelle les élections. Mais cette République vous la videz de son idéal politique.

Je ne vous ferai pas ici l'affront de vous rappeler l'article premier de la Constitution. Aujourd'hui, nous vous voyons gaspiller une énergie incroyable pour faire taire la parole du peuple qui vous demande de rendre compte de votre activité de représentant. Ce même peuple vous rappelle vos promesses, vos responsabilités. Et il est légitime pour le faire.

Donc, Monsieur le Député, moi aussi j'y étais. Moi aussi j'ai tenu à vous rappeler votre responsabilité en tant que représentant de la Nation. Jamais nous n'aurions outragé la députation comme vous l'affirmez. Non, Monsieur, le député, C'est parce que nous tenons cette fonction en haute estime que nous vous vous avons interpellé. Et ce sans aucune dégradation, ni violence. Mekkaoui Abdelkader, citoyen qui n'aura pas la mémoire courte.

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commentaires

charrier 06/07/2016 15:15

le ridicule ne tue pas sinon il y aurai beaucoup de victime parmi les politique

Deniau 05/07/2016 08:28

Ci-dessous, ma mettre envoyée au député Fourage :

Monsieur le Député,

N’étant pas Fontenaisien, je ne pouvais être présent le samedi 25 juin 216 où la permanence du PS a été, paraît-il, « dégradée », ce qui est au minimum un abus de langage.
J’apporte tout mon soutien aux camarades qui ont mené cette action. N’est-ce pas plutôt le le PS qui contribue à dégrader les conditions de travail avec sa loi qui sonne comme une injonction : « Travaille ! », comme il contribue à dégrader l’environnement avec ses grands projets inutiles ?
Manuel Valls avait raison lorsqu’il proposait d'abandoner le mot « socialisme ».
Je regrette par conséquent, M. le Député, de n’avoir pu être présent ce samedi 25 juin, et je réitère mon soutien à mes camarades contre qui vous intenterez une action en justice.

Guy Deniau

Christine CURTENAZ 03/07/2016 22:21

Monsieur le député,


Malheureusement, je ne vais pas mentir, je n'y étais pas. J'aurais bien aimé. Ce jour-là, les personnes présentes ont fait un travail de salubrité publique : elles ont mis des mots, et des images, sur ce qu'est devenu le PS. Elles ont contribué ainsi à éclairer, en utilisant tout simplement leur liberté d'expression, celles et ceux de vos électeurs et électrices qui seraient encore dupes.

Les personnes présentes ce jour-là n'ont usé d'aucune violence.

La violence, la majorité que vous continuez à soutenir (contrairement à quelques député-es qui ont le courage de "fronder"), l'emploie, elle : violence du 49.3, antidémocratique, naguère conspué par un certain François Hollande ; violence de la répression policière qu'aucun gouvernement se disant "de gauche" n'avait jusqu'alors portée si loin ; violence de la trahison, enfin, puisque c'est bien de cela dont il s'agit. Il suffit de reprendre les promesses du candidat Hollande (celui de 2012 !) pour mesurer l'étendue de cette trahison. D'ailleurs, réagiriez-vous avec tant de hargne si vous n'étiez pas touché là où ça fait mal...?

Les personnes présentes ce jour-là n'ont rien dégradé.

Cette majorité dont vous faites partie, elle, dégrade les conditions de travail, dans le secteur public comme dans le secteur privé ; elle dégrade les conditions de vie de l'ensemble des citoyen-nes en continuant de privilégier, dans tous les dossiers (économie, environnement, société...) les lobbies, la finance, les grands actionnaires et les grands patrons. Vous n'avez plus rien de socialiste. Vous n'êtes plus de gauche.

Je soutiendrai si nécessaire, de toutes les façons utiles, les personnes contre lesquelles vous semblez vouloir intenter une action seulement pour avoir usé de leur liberté d'expression.

En tout cas, grâce à cette plainte, dont nous nous demandons d'ailleurs bien ce qu'elle contiendra, l'action de mes camarades a eu, et continuera d'avoir un succès bien supérieur à ce qu'il aurait été sans votre participation. Ca fait toujours une chose pour laquelle on peut vous remercier !


Christine Curtenaz, citoyenne, électrice de gauche (et donc plus électrice PS)

Mekkaoui Abdel 03/07/2016 20:49

Monsieur le député,

De nombreuses petites gens de Vendée vous ont envoyé à la capitale de notre beau pays pour porter leur parole. Ils attendaient de vous que vous restiez attentif à leur quotidien, à leur souffrance, leurs joies ou leurs espoirs.
Ils pensaient que vous étiez socialiste, et ils avaient foi dans le socialisme comme espérance de "beaux lendemains".

Mais, une fois dans la "ville phare" vous avez oublié vos promesses, vous avez oublié votre assise provinciale, vous avez oublié vos concitoyens, vous avez oublié l'idéal socialiste.
Le grand Larousse définit socialisme ainsi: "Idée politique visant à transformer l'organisation sociale dans un but de justice entre les hommes au plan du travail, de la rétribution, de l'éducation, du logement, etc."
Nous avons beau être des citoyens engagés et attentifs à la vie politique ; nous ne voyons pas à quel moment de votre action politique vous avez défendu ce socialisme.

"Sans la République, le Socialisme est impuissant, sans le Socialisme, la République est vide" aurait dit Jaurès, un grand monsieur socialiste...dont vous avez peut-être entendu parler.
Nous croyons à la République comme démocratie dans laquelle les représentants du peuple, gouvernent "pour le peuple". Et comme vous vous en souvenez peut-être, "par le peuple" ; lors de cet événement important dans une démocratie que l'on appelle les élections.
Mais cette République vous la videz de son idéal politique. Je ne vous ferais pas ici l'affront de vous rappeler l'article premier de la Constitution.

Aujourd'hui, nous vous voyons gaspiller une énergie incroyable, teintée de mauvaise foi, pour faire taire la parole du peuple qui vous demande de rendre compte de votre activité de représentant. Ce même peuple vous rappelle vos promesses, vos responsabilités. Et il est légitime pour le faire.

Donc, Monsieur le Député, moi aussi j'y étais. Moi aussi j'ai tenu à vous rappeler votre responsabilité en tant que représentant de la Nation. Jamais nous n'aurions outragé la députation comme vous l'affirmez. Non, Monsieur, le député, C'est parce que nous tenons cette fonction en haute estime que nous vous avons interpellé. Et ce sans aucune dégradation, ni violence.
Donc, oui moi aussi j'étais devant votre permanence ce samedi 25 juin 2016.

Mekkaoui Abdelkader, citoyen qui n'aura pas la mémoire courte.

CAQUINEAU A 03/07/2016 20:08

M le député,
Maladresse ou outrecuidance de votre part ? En tous les cas, pas digne d'un politique "responsable ".
A C

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