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Après avoir délibérément provoqué de toutes pièces cette « crise » dont nous étions d’avance les victimes toutes désignées pour en payer la note, mais dont nous ne sommes en rien, absolument en rien responsables, les grands de la finance, les banquiers, nos gouvernants tentent de nous faire croire qu’elle était inévitable et que maintenant qu’elle est là il faut à tout prix sauver le système, ce même système qui licencie sans états d’âme, précarise, appauvrit et culpabilise les plus fragiles, tout en accordant dans le même temps des privilèges exorbitants, des cadeaux de plus en plus gros à ceux de la France d’en haut alors que celle d’en bas ne cesse de prendre des coups bas tous les jours.

Il faut sauver les banques, nous dit-on c’est urgent, prioritaire, nous ont-ils asséné à longueur d’antenne, pour éviter l’effondrement, le cataclysme,

Alors aussitôt sont apparus comme par magie ces milliards et ces milliards puisés en cherchant bien dans ces caisses qu’on nous disait désespérément vides et donnés quoiqu’on dise sans aucune contrepartie à nos pauvres banques en mal d’argent!

Rassurez-vous nous a-t-on dit vous ne paierez rien ; pas d’impôt supplémentaire, c’est une histoire de spécialistes…

Mais partout en Europe, en France et tout particulièrement en Vendée comment oser affirmer que nous ne payons rien ?

Nous la payons évidemment par la multiplication des licenciements, la précarité, la baisse immédiate du pouvoir d’achat de tous,la casse des services publics, les privatisations rampantes, l’explosion du chômage, les attaques répétées, amplifiées contre la sécu, les hôpitaux, l’Education Nationale, les coupes sombres dans les budgets sociaux, la généralisation des fins de droits pour les chômeurs avec le durcissement de l’octroi des aides….etc

Dans le même temps on nous fait gentiment savoir par la bouche de spécialistes (encore !) cravatés et costumés, triés sur le volet pour la circonstance, que ce que nous appelons nous : « remise en cause des acquis»  doit être compris par : « effort pour sauver les emplois ».

Sinon nous dit-on, sinon si nous ne sommes pas compétitifs, les autres concurrents vont prendre les parts de marché et ce serait encore pire !

L’hypocrisie n’a vraiment pas de limites…

Car pour prendre un exemple concret pas trop loin de chez nous, en Grèce , donc en Europe  les événements récents ont montré tout le contraire.

Des efforts, des sacrifices, justement le peuple grec n’a nullement été épargné et ceci depuis le début et de manière plus brutale et cela n’a pas empêché, loin de là les grands argentiers d’en redemander par l’intermédiaire de leur gouvernement. S’en sont suivis les plans d’abaissement de salaires des fonctionnaires, les plans de prolongation immédiate de prolongement d’âge de départ à la retraite….etc.

Comme le nôtre ce peuple n’est pas lui non plus responsable de la folie boursière qui caractérise ce système qu’on essaie de sauvegarder au prix de la sueur ,de la peine et des angoisses des travailleurs et leurs familles craignant pour leur gagne pain quotidien. Le peu qu’on laissait encore aux travailleurs grecs du fruit de leur travail se trouvera encore un peu plus amputé pour compenser l’insatiable folie d’appétit des grands de la finance qui s’entendent entre eux pour affamer tout un peuple.

Aujourd’hui la Grèce, demain l’Irlande, le Portugal, l’Espagne…et après, à qui le tour ?

Jusqu’à quand va –on laisser les mains libres aux patrons voyous, aux affameurs, aux donneurs de leçons qui pour mieux nous endormir parlent de MORALISER un système qui, par nature exploite, sous-paye, délocalise, réprime, porte atteinte tous les jours aux droits syndicaux, licencie sans états d’âme celles et ceux qui produisent les richesses du pays, qui sont les forces vives de ce pays, jetant par là même des familles entières dans la précarité alors que les responsables, sourds et aveugles de naissance ,tous les jours sont à la noce et se baladent en jet privé !

Moraliser un tel système, le capitalisme, qu’on le qualifie de financier ou de quelle façon que ce soit, comment un tel système pourrait-il devenir moral, devenir humain alors que la recherche perpétuelle du profit maximum est justement sa raison d’être !

On divise, on oppose les travailleurs les uns aux autres, on essaie d’opposer les nations les unes aux autres ; un rideau de fumée pour masquer la réalité pour accélérer sans risque le train de la régression sociale.

Pour mettre au pas les contestataires,les travailleurs en lutte pour leur dignité, on ressort du fond des tiroirs des lois liberticides d’un autre âge qu’on croyait oubliées, rajoutant au passage quelques décrets supplémentaires pour gagner en efficacité.

C’est ainsi que de courageux travailleurs menant des luttes exemplaires(et justement parce que leurs luttes étaient exemplaires) sont lâchement traînés devant les tribunaux pour l’exemple.,alors que dans le même temps notre belle justice de classe relaxe,déboute grâce à des lois faites sur mesure les vrais délinquants en col blanc.

On accuse les premiers de soi-disant actes de violence ; mais au fait, de quel côté se situe-t-elle la violence ? Qui pousse ces êtres humains au désespoir, Qui les jette comme des malpropres ?Qui s’arrange toujours pour les mettre devant le fait accompli ?Qui les empêche de s’exprimer ?Qui déménage l’instrument de travail la nuit comme des voleurs en mettant la clé sous la porte ?Qui s’arrange pour licencier sans indemnité aucune ?Qui fait du chantage à l’emploi ?Et  tous ceux, nombreux, trop nombreux qui se donnent la mort, qui se suicident à cause d’un travail où l’être humain ne compte plus ; cela, précisément, n’est-ce pas la plus terrible des violences ?

 

Alors plus que jamais les luttes s’imposent ici et maintenant.

Le réflexe individualiste tant espéré par nos gouvernants et le patronat ne prend pas.

La résistance s’organise ici et maintenant.

Plus que jamais l’heure est aux luttes, aux rassemblements, aux débats constructifs, aux échanges d’idées, d’expériences vécues, toutes générations confondues.

Oui, il faut relever la tête, crier haut et fort nos droits, nos droits bafoués.

 

Oui, il faut dénoncer, dénoncer sans cesse encore et toujours l’injustice qui nous est faite.

Oui une autre politique de l’emploi et des salaires est possible, si nous restons solidaires, si nous restons ensemble, unis dans la rue, unis dans les luttes.

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  • : Le blog de crsfontenaylecomte.over-blog.com
  • : Le Collectif de Résistance Sociale de Fontenay-le-Comte (ville du Sud Vendée) est né du mouvement social de mai 2003. D'abord comité de grève, issu des A.G de grévistes du public, il s'est élargi en direction du secteur privé, puis de manière générale à tous les citoyens engagés dans une démarche de progrès social et politique. A la fin du mouvement de mai 2003, il prend le nom de Collectif de Résistance Sociale, car nous sommes en Résistance contre le néo-libéralisme !
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