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7 février 2012 2 07 /02 /février /2012 07:14

 

 

Le film a mis en valeur une forte réalité de tous les temps, encore plus prégnante à notre époque, et pas seulement dans le Sud-Vendée.

En effet, et il ne faut pas se lasser de le répéter, la création et/ou la pérennisation d'industries est toujours au cœur de la vie d'un « territoire ». Directement et indirectement elles sont créatrices d'emplois dans tous les secteurs d'activité et par la même d'une dynamique sociale.

Si le film et le débat ont constaté et expliqué en profondeur l’effritement des puissantes solidarités ouvrières du passé ils ont peu évoqué pour le présent la nécessaire solidarité de l'ensemble de la société. Nous avons pourtant vu ici à partir de 2008 de puissants mouvements de solidarité dont le ressort de départ a été à juste titre assez émotionnel, pourquoi ne se sont-ils pas poursuivis ?

En matière de solidarité le film a montré ce qui a sous-tendu la lutte des ouvriers de Cluses en 1904. La solidarité est toujours alimentée par l'exigence de justice et la défense de la liberté des citoyens dans une société démocratique face à l'arbitraire brutal d'un pouvoir(en 1904 le licenciement d'ouvriers élus municipaux « contre » leur patron, maintenant ce sont des licenciements financiers tout autant brutaux et arbitraires...).

 

Le sentiment de dignité parcourt tout le film. Il est fait de la conscience de participer à une œuvre au bénéfice de tous, de la volonté de bien faire le boulot, en somme de la conscience de l'utilité sociale du travail.

 

Les valeurs de justice, de liberté, de dignité qui sous-tendent la solidarité(on dit maintenant la cohésion sociale) n'ont pas disparues du monde ouvrier et du reste de la société mais assurément elles sont devenues moins « structurantes » et mobilisatrices...

J.M. HOLIET, participant du C.R.S. De F. le C.

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  • : Le Collectif de Résistance Sociale de Fontenay-le-Comte (ville du Sud Vendée) est né du mouvement social de mai 2003. D'abord comité de grève, issu des A.G de grévistes du public, il s'est élargi en direction du secteur privé, puis de manière générale à tous les citoyens engagés dans une démarche de progrès social et politique. A la fin du mouvement de mai 2003, il prend le nom de Collectif de Résistance Sociale, car nous sommes en Résistance contre le néo-libéralisme !
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