Mercredi 4 avril 2012 3 04 /04 /Avr /2012 22:34

 

        La contribution des agriculteurs militants de Notre Dame des Landes était tout entière sous-tendue par leur conviction anarchiste au sens premier 1er  du mot*. Si cette conviction avait été revendiquée d'entrée de jeu la cohérence de leurs propos en eut été plus évidente. Mais certains de ces militants refusent même « l'étiquette » anarchiste venue de « l'extérieur »...

 

        Leur démarche s'inscrit dans la lutte qui se mène avec d'autres à ND des Landes , lutte devenue pour eux un cas d'école.

        Les voilà donc occupants illégaux et mettant en valeur des terres qu'il faut sauver de la destruction en même temps que la liberté des paysans. On devine que leur agriculture est vivrière et largement d'autoconsommation les surplus faisant l'objet d'échanges de proximité et d'écoulement sur les marchés ou par les réseaux. Ils déclarent être agriculteurs biologiques et on peut les croire sur parole. Logiquement ils refusent les cahiers des charges et les contrôles afférents .

 

        Une partie des participants n'a pu les suivre quand ils ont soutenu que les cahiers des charges français et européens permettaient l'usage des pesticides ; d'où des échanges un peu vifs que les modérateurs n'ont pu contrôler. C'est une contre-vérité manifeste et chacun sait qu'on ne peut débattre sur des affirmations fausses, d'autant plus , qu'implicitement, elles mettaient en cause l'honnêteté de leurs contradicteurs c'est-à-dire leur volonté de fournir de la nourriture saine à leurs concitoyens. Ceux-ci, en lutte depuis des années pour faire progresser le système alimentaire biologique, considèrent que le cahier des charges et ses contrôles sont des alliés indispensables et que ceux qui les refusent scient la branche sur laquelle ils sont assis.

       

        Un de ces contradicteurs pense qu'il faudra une grande volonté politique pour faire progresser les systèmes alimentaires durables intégrant une forte composante environnementale. Les agriculteurs de ND des Landes préfèrent la méthode de la « tache d'huile » chère au général Galliéni ou beaucoup mieux la méthode de la « masse critique » chère à notre Ragondin Furieux (grosso modo il faut développer partout des systèmes alternatifs qui peu à peu vont « miter »le système en place au point de le faire s'écrouler). L'utopie est donc à l’œuvre du côté de ND des Landes et nous savons combien elle est nécessaire en ce bas monde.

       

        Il y a des intégristes du productivisme agricole à outrance. Il y a un intégrisme de l'agriculture biologique où les vérités sont aussi nombreuses que  les individus. Pierrot Cotron nous a mis  en garde contre tous les intégrismes en une formule : « l'agriculture existe depuis dix mille ans, nous n'allons pas tout réinventer ».

       

         *refus de tout pouvoir et d'en exercer un quelconque, tout un projet de société...

                                                       

                                      JM Holiet, participant du CRS de Fontenay-le-Comte

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Dimanche 1 avril 2012 7 01 /04 /Avr /2012 19:39

 

Compte rendu sur l'atelier agriculture, par J.M Holiet.

 

Après le forum du 17 mars 2012, l'atelier « l'agriculture autrement » a montré que d'autres possibles sont mis en œuvre.

        En raison de la richesse des exposés et des argumentations échangées le présent résumé reflète une façon de les recevoir accompagnée de quelques commentaires.

*

        Mr B. Biteau est agriculteur-éleveur sur le bassin versant de La Seudre (Marennes...) . Il a montré la viabilité et la nécessité de l'alternative biologique.

        On observe d'abord que son niveau de formation et ses expériences professionnelles dans les domaines environnemental, biologique, agronomique , lui ont permis de maîtriser techniquement et économiquement son projet à partir de la reprise d'une grosse exploitation dominée par le maïs irrigué.

        Il réussit en six-sept ans une conversion biologique où l'agronomie est remise au centre du métier. On ne peut en donner ici que quelques éléments:diversification-association-rotation des cultures avec abandon du tout maïs irrigué, réintroduction des prairies avec un élevage où bovins, ovins et équins cohabitent pour une meilleure utilisation de la « bonne herbe », replantation d'arbres avec cultures associées, abandon du tout chimique, (faut-il le dire ?), au profit du sol vivant et d'une régulation naturelle des « ennemis des cultures » et de leurs prédateurs etc .

        On peut qualifier ses motivations de « sociales et citoyennes ». D'autres diraient simplement que c'est une façon d'être. En effet, il a installé trois autres personnes en association. Il vend des produits de qualité ( entre autres pour la santé) en privilégiant semble-t-il la proximité et en refusant une production de masse destinée à une exportation qui brise les chances d'une agriculture paysanne et d'autonomie alimentaire, notamment en Afrique. Il économise beaucoup d'eau dans une région sous tension et restitue au milieu une eau « propre » tout en évitant l'érosion des sols. Nul doute que les ostréiculteurs de Marennes aimeraient voir se généralise cette attitude.

        Évidemment Mr Biteau n'a pas fait de bilan économique détaillé mais on devine qu'il refuse la course agrandissement-matériel. Il continue d'investir ( des arbres encore) et on ne l'a pas entendu se plaindre du niveau de vie de sa famille même si sa démarche le fait renoncer à 10% des aides PAC.

 

        Il a signalé un fait significatif de la reconnaissance du bien-fondé et de la  de la réussite de sa démarche : il a dû résister à des propriétaires qui voulaient absolument lui confier leurs terres. Il a fini par accepter une vingtaine d'hectares faute probablement d'un agriculteur voulant adopter sa démarche .

        On ne peut conclure sur cette dernière remarque un peu pessimiste : on fera donc facilement un détour par ce coin de Charente Maritime pour voir le paysage qu'il a façonné, et ce n'est pas rien.

 

***

 

Mr Jacky Berland est agriculteur-éleveur de porcs, en plaine, à St Martin de Fraigneau. Documents à l'appui il a présenté l'organisation de son exploitation dont les productions végétales ont remis au centre l'agronomie sous la forme du « sol vivant » que le couple d'agronomes Mr et Mme Bourguignon a présenté à l'automne à Fontenay-le-Comte. Sa comparaison avec la forêt qui se passe de produits chimiques ,d'arrosage et a une très bonne production de biomasse est éclairante.

        Il s'agit donc de protéger et favoriser les processus physico-chimiques et biochimiques qui assurent entre autres le recyclage des éléments organiques et la circulation des éléments minéraux et de l'eau dans le sol. Pour cela pas de labour et de travail mécanique des sols détruisant la faune (de la bactérie au ver de terre) qui assure le travail. Des semis directs, les racines des plantes trouvent facilement leur chemin dans un sol naturellement aéré . De la couverture végétale permanente. Le broyage sur place des résidus végétaux qui deviennent humus par l'action de milliards de petits animalcules que l'on peut imaginer en pensant aux milliards d'acariens monstrueux avec qui nous cohabitons  dans nos chambres à coucher...Nous avions oubliez que l'Homme vit de sa symbiose avec tous ces micro-organismes.

        Donc, diversité-association des plantations, jusqu'à quatre sur la même parcelle dont les légumineuses qui fixent l'azote de l'air. Des économies de gazole (jusqu'aux 2/3 !) à un moment où les émissions de CO2 doivent être réduites. Beaucoup moins de produits chimiques, phytosanitaires et engrais employés de façon ponctuelle en cas de nécessité absolue. Protection des sols contre l'érosion et la perte d'éléments chimiques naturels qui se retrouve dans nos rivières lors des fortes pluies. Restitution au milieu d'eau de meilleure qualité.

        Comme dans le cas précédent on remarque qu'il faut une bonne maîtrise technique pour réussir. Un échec sanctionné par une mauvaise récolte compromet radicalement l'équilibre financier d'une exploitation, le revenu de la famille de l'exploitant et sa  capacité à rembourser ses emprunts s'il en a. C'est une des explications du nombre limité d'agriculteurs qui s'engagent dans cette voie.

        Incontestablement cette démarche fait siennes certaines exigences citoyennes qui trouveront probablement leurs traductions dans la future PAC.

 

***

       Mme Blais (EARL La Pastourelle, Vernoux-en-Gâtine 79210) a refusé de créer un poulailler industriel de pondeuses à 9 ou 10000 poules minimum car « 6000, ce n'est pas rentable » lui a-t-on dit ! On devine qu'elle n'a pas voulu se mettre dans la main de la banque et de l'intégrateur qui lui imposerait ses normes et son prix. Elle fait le choix d'avoir 500 pondeuses totalement en bio en produisant la nourriture sur sa ferme. On est sûr que ses braves pondeuses connaissent la saveur du ver de terre et de la limace. En tout cas son choix est celui de la qualité et de la proximité c'est-à-dire du lien direct de confiance avec le consommateur. C'est aussi l'apprentissage d'un « nouveau métier » : créer les réseaux pour écouler les œufs(AMAP, etc), assurer une présence régulière sur les marchés...On a compris que ce n'était pas le choix de la facilité mais d'une certaine liberté.

        Sa motivation évidemment sociale et citoyenne est confirmée par sa volonté réussie de créer un emploi qui a sorti une personne du chômage. Qui n'a pas envie de goûter ses œufs ? Certains disent que « goûter c'est adopter »...

***

        Mr D.Briffaud est porteur d'un projet qu'il va mettre en œuvre grâce à sa ténacité animée par des motivations également sociales et citoyennes. Il n'a pas eu le temps de détailler sa démarche mais on a compris que lui aussi mise sur la qualité biologique et la proximité. On est sûr d'avoir bientôt sur nos marchés de belles grosses miches bien fermes et dodues issues de ses farines bio de son blé bio, entre autres productions. Il est certain que sa filière produire-tranformer-vendre échappe comme la précédente à la grande distribution source d'un formidable gaspillage de denrées alimentaires.

        Il a souligné une des difficultés majeures que rencontre ce type de projet  venu souvent de « l'extérieur » du monde agricole établi:celui de l'accès à la terre(4 ou 5 ha dans son cas) même quand il s'agit de récupérer une propriété familiale. On peut y voir un des effets de la course à l'agrandissement des exploitants établis doublée, non pas d'un scepticisme, mais d'une certaine hostilité face à ces projets alternatifs.

        Nous devrions nous interroger sur le soutien que pourraient leur apporter les collectivités locales au travers d'une future PAC à gestion décentralisée donc démocratisée et d'une politique d'aménagement qui ne s'intéresse plus seulement aux métropoles.

*

        Mr Pierrot Cotron a expliqué brillamment que le travail de recherche, de conservation et de mise à disposition de la diversité des espèces animales et végétales est un enjeu vital pour nous tous.

        Il a montré que l'appropriation marchande des espèces et du patrimoine génétique par les Firmes multinationales de l'agrobusiness spolie les paysans de leur liberté et d'un bien commun en même temps qu'elle les soumet à leurs volonté et intérêts financiers. Elle fait peser une menace sur la production elle-même : l'usage des espèces peu nombreuses et par là sensibles à une seule maladie peut provoquer un effondrement de la récolte même si certains disent que les laboratoires de ces FMN veillent au grain...

        La diversité des espèces est un bien commun. On peut en avoir un bel échantillon au verger conservatoire de Pétré (85400). A l'automne il s'y vend à prix modique plein de variétés de pommes. Qu'on se le dise !

*

Au total face au système alimentaire dominant, ici comme ailleurs, de type industriel tertiairisé, intensif, spécialisé, concentré, financiarisé et globalisé nos intervenants ont bien montré qu'il est possible de faire émerger des systèmes alimentaires alternatifs de proximité prenant en compte les objectifs économiques, sociaux et environnementaux de la durabilité.

        Quant à les renforcer à court ou moyen terme les avis semblent assez pessimistes tant les caractères culturels et structurels du complexe agroalimentaire construit depuis 60 ans le rendent imperméable voire hostile aux innovations à la fois nécessaires, possibles et efficaces.

                              

                                       JM Holiet, participant au CRS de FleC. 27/03/2012

 

PS : La contribution des militants de Notre-Dame de Landes fera l'objet d'un article particulier.

     D’autres thèmes ont été abordés dont un assez partiellement: agricultures productivistes et agricultures biologiques : limites de deux modèles opposées.

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Mercredi 14 mars 2012 3 14 /03 /Mars /2012 15:15

Samedi 17 mars, salle des OPS, à Fontenay (rue de la République)

à partir de 13h30

 

L’ailleurs existe déjà, il est ici : l’utopie existe bien, il suffit de regarder… Nous voulons mettre en valeur les expériences locales, susciter le débat, exciter les curiosités citoyennes… Dans le domaine de l’agriculture, dans le champ de la production, dans celui de la culture, au-delà des modèles dominants, des citoyens, des salariés inventent, créent, interrogent le réel… Sur le Sud-Vendée, comme ailleurs, on cherche à vivre autrement, à consommer autrement… L’après-midi citoyenne est conçue sous la forme d’ateliers, où des récits d’expériences précéderont des débats avec le public.

 PROGRAMME

- 13H30 ACCUEIL

- 14 h : L’aéroport de Notre-Dame des LANDES : des luttes, une autre façon de voir le monde…

14h30 à 16h 15 : 2 ateliers-

Atelier 1 : l’agriculture autrement– Présence de Benoît BITEAU, vice-président du Conseil Régional de Charente-Poitou, d’André Aubineau, de l’association Vivace, de JACKY Berland, de l’association, de Pierre Cotron.

Atelier 2 :Travailler autrement- une expérience communale à Montreuil, la Nef (banque coopérative), Agapes (AMAP),  L’association REPAS,  la FRESNAIE,…

-  16h15 à 16h 45 : Pause (animation  ATTAC : la roue de la dette).

-  16h45 à 18 heures : atelier culture

Seront présents des membres de la galerie d’art 39, L’association KINOZOOM, la compagnie de la Licorne, la CIE du noyau (sous réserve), l’association Octopus,…

-  A partir de 18 heures : Lecture publique de  CROQUIS DEMOLITION de la poète PATRICIA COTTRON-DAUBIGNE (texte sur la fermeture de SKF).  Puis,  apéro offert par le CRS.

REPAS SUR PLACE. AMENER SON PIQUE-NIQUE.

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Mardi 7 février 2012 2 07 /02 /Fév /2012 07:14

 

 

Le film a mis en valeur une forte réalité de tous les temps, encore plus prégnante à notre époque, et pas seulement dans le Sud-Vendée.

En effet, et il ne faut pas se lasser de le répéter, la création et/ou la pérennisation d'industries est toujours au cœur de la vie d'un « territoire ». Directement et indirectement elles sont créatrices d'emplois dans tous les secteurs d'activité et par la même d'une dynamique sociale.

Si le film et le débat ont constaté et expliqué en profondeur l’effritement des puissantes solidarités ouvrières du passé ils ont peu évoqué pour le présent la nécessaire solidarité de l'ensemble de la société. Nous avons pourtant vu ici à partir de 2008 de puissants mouvements de solidarité dont le ressort de départ a été à juste titre assez émotionnel, pourquoi ne se sont-ils pas poursuivis ?

En matière de solidarité le film a montré ce qui a sous-tendu la lutte des ouvriers de Cluses en 1904. La solidarité est toujours alimentée par l'exigence de justice et la défense de la liberté des citoyens dans une société démocratique face à l'arbitraire brutal d'un pouvoir(en 1904 le licenciement d'ouvriers élus municipaux « contre » leur patron, maintenant ce sont des licenciements financiers tout autant brutaux et arbitraires...).

 

Le sentiment de dignité parcourt tout le film. Il est fait de la conscience de participer à une œuvre au bénéfice de tous, de la volonté de bien faire le boulot, en somme de la conscience de l'utilité sociale du travail.

 

Les valeurs de justice, de liberté, de dignité qui sous-tendent la solidarité(on dit maintenant la cohésion sociale) n'ont pas disparues du monde ouvrier et du reste de la société mais assurément elles sont devenues moins « structurantes » et mobilisatrices...

J.M. HOLIET, participant du C.R.S. De F. le C.

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Lundi 6 février 2012 1 06 /02 /Fév /2012 10:08

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Des ouvriers de Samro et de l'ancienne SKF ont participé à un débat mardi soir, suite à la projection d'un film.

 

Le film De mémoire d'ouvriers de Gilles Perret a été projeté en avant-première mardi soir au cinéma Renaissance. La soirée a été organisée par l'association Kinozoom, en collaboration avec le collectif de résistance sociale (CRS).

Ce film dense retraçant un siècle de vie ouvrière en Savoie est nourri de nombreux témoignages et de documents d'archives. De l'épisode sanglant à Cluses quand les patrons tirent sur les ouvriers en grève, à la vie dure des paysans de la montagne et ouvriers à la ville aux énormes chantiers des barrages pour lesquels une importante main-d'oeuvre était recrutée : Italiens, Espagnols, Polonais, Slaves... Syndicalistes et historiens parlent d'une solidarité de tous les instants qui, selon eux, n'existe plus.

La classe ouvrière aujourd'hui

C'est autour de cette idée que les participants ont interrogé Jean-Luc Puaud, retraité de SKF, Alain Robert et Philippe Berger, employés à la Samro et tous trois syndicalistes CGT, ainsi que Philippe Terroire et François Poupet pour le CRS.

« J'ai noté certaines ressemblances avec le film, a précisé Jean Luc Puaud. À SKF, nous avions aussi des paysans que la terre ne faisait plus vivre ou endettés avec leur banque. Des bandeaux lumineux installés dans les ateliers renforçaient la concurrence entre les équipes. »

Alain Robert a évoqué qu'une « lutte bien menée et pour de bonnes raisons pouvait encore mobiliser. On doit se battre partout pour que notre travail réponde à des besoins de production sur le territoire. »

Ouest-France. 6 février 2012

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  • : Le blog de crsfontenaylecomte.over-blog.com
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  • : Le Collectif de Résistance Sociale de Fontenay-le-Comte (ville du Sud Vendée) est né du mouvement social de mai 2003. D'abord comité de grève, issu des A.G de grévistes du public, il s'est élargi en direction du secteur privé, puis de manière générale à tous les citoyens engagés dans une démarche de progrès social et politique. A la fin du mouvement de mai 2003, il prend le nom de Collectif de Résistance Sociale, car nous sommes en Résistance contre le néo-libéralisme !
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