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3 juillet 2016 7 03 /07 /juillet /2016 06:49
Jusqu'au bout du ridicule et de l'odieux...

M. Fourage fait penser aux personnages du film de Rappeneau, Ridicule, à ces tristes sires d'un monde sur le point de disparaître...

Notre dépité-maire, président de communauté de communes, conseiller régional a transmis à la gendarmerie les courriers que nous lui avions envoyés au sujet du dépôt de plainte qu'il a effectué à notre égard...Tout ceci à la suite de notre action collective militante et pacifique devant la permanence du PS à Fontenay-le-Comte.

Nous nous permettons de publier les lettres que nous avons à notre disposition pour l'instant, puisque M. Fourage, en triste sire, continue de se ridiculiser.

Notre dédain à son égard est incommensurable !

N.B : il manque encore des lettres, que nous publierons dès que leurs auteurs nous les auront transmises : par ailleurs, tous les messages de soutien à cette action militante sont les bienvenus. Nous les publierons sur ce blog. Vous pouvez aussi vous exprimer par un simple commentaire sur ce blog.

N.B : il y a même des faquins (comme pourrait dire le marquis), coquins, qui n' étaient pas sur place, mais qui ont fait une lettre...Taquins !

Vivement 2017, que nous perdions de vue ce pitoyable représentant du pitoyable PS...

Le CRS de Fontenay-le-Comte, né des mouvements sociaux et d'une certaine fidélité à l'esprit de résistance !

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Monsieur Fourage,

je fais partie des anti-démocrates et irresponsables qui ont offensé votre vertueuse personne ce dernier samedi matin. Bien que très admiratif de votre action en faveur des petits salariés, de la démocratie et du peuple de France, je me suis laissé allé, parmi d'autres, à afficher, sans dégradation aucune, ce que nous pensons de votre positionnement sur la loi travail. Votre réaction a été à la hauteur de ce positionnement." Jacques Souchard

"Monsieur le Député,

J'apprends que vous avez déposé plainte suite à l'accrochage sur la façade de votre permanence, ce samedi 25 juin, d'une bâche mettant en cause vos positions politiques. J'y étais. J'en suis totalement solidaire donc responsable. Responsable d'autant plus qu'il n'y a eu aucune dégradation matérielle ni de mot pouvant être interprété comme une atteinte à votre dignité. Sur cette bâche étaient décrites vos positions politiques. Vous cherchez des responsables : j'en suis. La démarche judiciaire que vous avez entreprise devrait vous conduire à communiquer cette lettre à Monsieur le Procureur de la République ou à l'OPJ chargé de l'enquête. Ce n'est pas vous manquer de respect que d'apprécier par le mot "trahison" l' abîme qu'il peut y avoir entre l'idéal et l'action. Je regrette d'avoir à vous dire que cet abîme porte gravement atteinte au principe démocratique.

Prenons simplement l'exemple du 49.3. Vous n'êtes pas sans savoir que le Général De Gaulle pensait que face à l'obstruction possible de jeux d'appareils politiques, il fallait une arme au gouvernement. Celui-ci, dépassant la représentation parlementaire du peuple, s'adressait alors directement au peuple par référendum. Une loi qui n'est soumise ni au parlement ni au peuple, ne peut plus porter le qualificatif de démocratique. Monsieur le Député, une quarantaine de députés socialistes , mal nommés frondeurs par les médias, continuent encore à défendre le projet qu'ils nous avaient proposé en juin 2012 pour lequel nous les avions élus.

Nous aurions aimé que vous-même soyez de ce nombre et participiez à empêcher la politique libérale soutenue par ce gouvernement. Vous n'avez pas de mandat du peuple pour ça ! Tout ceci discrédite l'action publique dans l'esprit des citoyens et participe à fonder une société violente dont nous ne voulons pas. Face à la censure menée par ce gouvernement, notamment en ce moment sur le sujet ô combien important du travail, sachez que la censure sociale n'est plus en panne et se manifeste, symboliquement, y compris sur la 5e circonscription de la Vendée.

Avec mon respect dû à l'élu de la République que vous êtes". Olivier Grolleau

Monsieur Fourage,

Nous étions,nous aussi, ce samedi matin, devant la sinistre devanture de votre permanence, nous revendiquons donc nous aussi la responsabilité de cette décoration éphémère qui n’eut pas l’heur de vous plaire mais fit bien rire les passants, nombreux en ce jour de marché. Le rire est le propre de l’homme, pas des fâcheux ! Vos maîtres ont confisqué la démocratie pas encore l’ironie comme aurait dit Charlie. Salutations." D.Dumond

Monsieur,

Suite à la plainte que vous avez déposée concernant l'affichage sur le local de votre permanence samedi dernier, je vous demande de rajouter mon nom à la liste des personnes que vous mettrez en cause auprès de la Gendarmerie car je suis entièrement solidaire de cet acte. A l'heure où l'état d'urgence (arme indispensable au combat contre l'islamisme radical nous a-t-on dit) est en passe de devenir permanent, je suis très inquiete sur l'avenir de la liberté d'opinion et de manifestation. J'étais loin de m'attendre à une telle crainte pendant un gouvernement socaliste, et les électeurs ne l'oublieront sûrement pas. Salutations. Catherine Dumond

Samedi 25 Juin, à l’initiative du Comité de résistance sociale (CRS) et du syndicat Solidaires, un groupe de citoyens, dont l’auteur de ces lignes, a redécoré la façade de la permanence d’Hugues Fourage, député et porte-parole du Parti socialiste, à Fontenay-le-Comte. La façade de la permanence a été recouverte d’une bâche noire, sur laquelle des affiches «Fermeture définitive pour cause de trahison sociale» ont été collées, ainsi que divers autres messages et caricatures dénonçant les reniements successifs du gouvernement et son inquiétante dérive autoritaire (article OF et reproduction des tracts affichés sur la bâche [1]). L’action était symbolique, et toutes les dispositions ont été prises pour éviter les débordements: Nulle dégradation, nulle insulte, nulle violence. Las ! En marge de cette action, un des impétrants bâcheurs, ou un des nombreux passants qui, transporté par notre création, souhaitait y ajouter sa touche personnelle, aurait, paraît il, commis le crime d’occulter les lettres «d & é» du mot « député » apparaissant dans le libellé portant indication de la qualité du maître des lieux:« Hugues Fourage, député de Vendée ».

… Réaction outragée de Monsieur le Député! Bouleversé par une telle audace, et par la « grossièreté » des caricatures (cela ne manque pas de sel venant de la part de celui qui se campe en héraut de la défense de la liberté d’expression depuis les attentats de Janvier 2015 ; ce n’est définitivement pas très Charlie !), Monsieur le député n’a pas hésité à requérir sur l’heure les forces de l’ordre pour laver cet affront, et à porter plainte pour « dégradation » et « outrage à la représentation nationale » ! «Outrage à la représentation nationale», rien de moins! En dehors du caractère irrésistiblement bouffon provoqué par l’emploi d’un tel qualificatif pour désigner une affaire aussi dérisoire qu’un bout de scotch apposé sur deux lettres de l’alphabet, la réaction de Monsieur le Député, une fois le moment d’hilarité dissipé, suscite néanmoins de graves remarques. Car au delà de la capacité d’invention burlesque de Monsieur Fourage, c’est bien la question de la dignité d’élu du peuple qui se pose ici.

De la privatisation de la puissance publique au service d’intérêts partisans

En n’hésitant pas à qualifier cette affaire d’attentat contre la démocratie – pourquoi pas de crime de lèse-majesté ? – et en mobilisant la gendarmerie nationale pour une affaire aussi vénielle, Monsieur le Député dépasse définitivement les bornes de ce qui est admissible, abusant sans vergogne de sa position en utilisant les institutions républicaines au service de ses intérêts partisans. L’attitude de Monsieur le Député s’apparente à un Abus de fonction caractérisé. Comment qualifier autrement le fait de mobiliser la brigade de gendarmerie nationale de Fontenay-le-Comte, contrainte de consacrer à cette affaire insignifiante des moyens importants ? ( la gendarmerie a été requise d’identifier, de convoquer et d’interroger TOUS les participants à cette manifestation, soit une bonne quinzaine de personnes à auditionner, dans un premier temps!). Cela, alors même que cette brigade est en situation de sous effectif chronique depuis des mois, et que la charge de travail de ces fonctionnaires atteint aujourd’hui les limites de ce qui est humainement supportable. Ajoutons que la période estivale annonce une nouvelle dégradation de cette situation, puisque à partir du 1er Juillet seuls 11 gendarmes sur les 24 prévus à l’effectif assumeront la totalité de cette charge. A l’heure où on nous ressasse, à longueur d’antenne, la nécessaire mobilisation totale des forces de police pour combattre la menace terroriste, et qu’on n’a de cesse de nous rappeler à notre sens des responsabilités pour nous dissuader d’aller manifester en période d’état d’urgence (et d’Euro, et d’inondation, etc …), Monsieur le député, quant à lui, choisit de considérer qu’il n’y a pour les forces de l’ordre rien de plus urgent à traiter que de laver, séance tenante, l’affront fait à son auguste personne. Manifestement, Monsieur le député aura perdu tout sens de la mesure et tout sens des responsabilités incombant à un élu de la nation, pour ne pas, d’une part, s’être avisé du ridicule de sa démarche, et, d’autre part, n’avoir pas pris en considération, dans son aveuglement, le contexte particulier et les véritables priorités auxquelles sont confrontées les forces de l’ordre

De la responsabilité

Se pose alors la responsabilité de la situation générale du pays, dont la manifestation de Samedi à Fontenay n’est qu’une des innombrables facettes. Est-on responsable d’un délit dès lors qu’on met en application le principe le plus élémentaire régissant toute société démocratique : le droit de contester publiquement, dans la rue et par la rue, les gouvernants en place ? De fait, c’est le gouvernement actuel, soutenu par les députés de la majorité (virtuelle) actuelle, au nombre desquels on compte au premier chef Monsieur Fourage, qui a pris la responsabilité de créer une situation de tension hautement conflictuelle dans le pays. En s’aliénant une large partie de la population qui ne supporte plus les coups de force successifs d’un pouvoir aux abois. La loi El Khomri est sans doute l’exemple symptomatique (mais ce n’est pas le seul) de cette dérive autoritaire et anti démocratique. Après avoir imposé le 49-3 à l’Assemblée, interdisant à la représentation nationale tout débat sur le texte pour le faire passer en force, voilà que ce gouvernement, qui n’a plus de majorité nulle part, entend imposer le 49-3 au peuple, en lui interdisant de manifester dans la rue, et en faisant un usage brutal et disproportionné de la force publique dont il dispose ! Une majorité absolue des français est opposée à cette loi, c’est un fait incontestable, mais le gouvernement n’en a cure, nourrissant ainsi un sentiment d’exaspération grandissante dans la population. Le pouvoir actuel devrait être attentif à cela : on ne réforme pas un pays contre son peuple, on n’impose pas une réforme contre la démocratie! Sous peine que cette réforme ne soit, aussitôt promulguée, entachée d’illégitimité et immédiatement discréditée. Un tel entêtement n’aura d’autre conséquence que d’entrainer plus avant la République affaiblie dans la grave crise démocratique à laquelle nous conduit, inexorablement, l’abaissement moral et les reniements successifs du pouvoir actuel et de ses supplétifs locaux.

De la démocratie

Comme l’a fait très justement remarqué Edwy Plenel récemment dans Médiapart, la démocratie n’est pas ce régime où l’on gouverne dans le mépris du peuple, de ses opinions, de ses manifestations. Ce n’est pas ce régime où la souveraineté du peuple se limite à choisir ses maîtres à intervalles réguliers et à retourner au silence et à l’absence après leur avoir délégué le gouvernement. Rappelons ici cette affirmation de Pierre Mendès France qui date de 1976 : « La démocratie, c’est beaucoup plus que la pratique des élections et le gouvernement de la majorité : c’est un type de moeurs, de vertu, de scrupule, de sens civique, de respect de l’adversaire ; c’est un code moral. » En choisissant, pour toute réponse à l’expression légitime du mécontentement, de déposer une plainte pour outrage, en affectant l’indignation face à ce peuple qui à l’outrecuidance de lui faire savoir publiquement son opposition, Monsieur le Député ajoute l’indignité au ridicule de sa posture. Car c’est un profond mépris, mépris de classe et mépris de caste, que traduit cette indignation, à l’aune de l’insupportable image que renvoie ce gouvernement : dur avec les faibles, soumis aux puissants, déconnecté des réalités auxquelles doit se confronter l’immense majorité de la population, et incapable d’accepter la moindre voix discordante, tant il est confit dans ses certitudes libérales et son aveuglement technocratique. L’une des conséquences de cette affaire de Clochemerle, aura donc été de révéler la véritable nature de Monsieur le député Fourage et consorts, et de montrer à tous, au-delà des opinions politiques particulières, sa profonde indignité". Ruben OROZCO

Monsieur le Député,

Vous avez récemment souhaité déposer une plainte à l’égard les citoyens et les travailleurs qui participent au mouvement social contre la loi travail que vous soutenez.

J’ai l’honneur de vous informer que j’ai participé à cette action collective et militante. Nous avons recouvert la permanence d’une bâche noire collée par du scotch, sans qu’aucune dégradation ne soit effectuée. Nous avons collé des affiches condamnant la trahison sociale de votre parti.

Ce président n’a pas été élu pour faire cette politique, vous n’avez pas été élu pour faire de tels choix politiques (aucune trace dans votre programme électoral !).

Pris dans une dérive autoritaire, bonapartiste, voire pire, vous souhaitez « criminaliser » le mouvement social, ce qui est tout… à votre déshonneur.

En tant que citoyen, en tant que militant syndical, j’ai à m’occuper des salarié-es précarisé-es, flexibilisé-es, sous-payés, je vois chaque jour la misère gagner du terrain, je vois les droits sociaux bafoués… Chaque jour, je me bats avec bien d’autres pour faire gagner le droit, face à des employeurs qui, trop souvent, ne prennent pas la mesure de leurs responsabilités en termes de conditions de travail, de lien social.

Vous avez choisi de favoriser le patronat le plus réactionnaire, de lui donner l’argent public sans compter et sans contrôle, vous avez choisi de faire voter des lois qui restreignent la force du code du travail, vous avez choisi de renier toutes les valeurs du progrès, que vous étiez censé incarner.

Si j’étais porté à l’empathie, en ce moment, je vous plaindrais, Monsieur, de ne voir comme seul but dans la vie que le pouvoir en soi… et surtout pour soi…

Mais je me sens plus ému par le sort des sans-grades, des obscurs, comme l’était un Jaurès, par exemple, pétri d’humanités ou d’humanité…

Comme je ne suis pas « rosse », je vous souhaite, Monsieur le Député, de bien profiter des derniers mois de votre dernier mandat.

François Poupet, citoyen et syndicaliste.

Monsieur le Député,

Je me permets d’avoir l’outrecuidance de vous écrire ce jour.

En effet, il me paraît que nous avons quelques différends depuis quelques jours. Dans un premier temps, je ne peux pas vous demander de me dénoncer auprès des forces de l’ordre au motif d’un fait que j’ai effectué samedi dernier puisque vous l’avez déjà fait. En effet, j’assume pleinement ma participation à l’atelier décoration/bricolage que nous avons effectué sur la devanture de votre permanence parlementaire. Il s’agissait d’une action militante collective ayant pour but de montrer à la population de Fontenay, au milieu du marché hebdomadaire, à l’heure de la plus grande visibilité, que la lutte que nous menons depuis quatre mois contre la Loi dite Travail n’avait aucune réponse…Nous sommes d’ailleurs restés jusqu’à 13h pour distribuer des tracts appelant aux différentes manifestations organisées le 28 juin, preuve de la honte que nous avions de cette action. Personne dans ce groupe ne s’excusera mais toutes et tous le revendiqueront. Vous semblez avoir oublié, si vous les avez un jour connues, les vertus de la lutte collective dans laquelle chacun-e apporte ses arguments et se « trippes » pour aller vers un objectif commun.

Vous êtes maintenant dans un processus de bataille et non de lutte que nos ados appellent TPMG, ne visant qu’à la survie de votre situation personnelle, c’est pourquoi nous avons depuis longtemps refusé d’être reçus par vous. Dans un deuxième temps, j’aimerais vous entretenir de la forme de votre dépôt de plainte. Le Major de Gendarmerie qui m’a demandé de passer le voir m’a fait part d’une « insulte à la représentation nationale » au sujet d’un morceau de scotch placé sur l’étiquette indiquant votre permanence parlementaire… J’ai appris ce fait lors de mon audition, samedi après-midi. Je n’avais pas remarqué ce détail lors de notre présence devant votre local, de même que les autres militants présents que j’ai contacté depuis. Peut-être qu’une des quelques personnes présentes sur le marché qui ont trouvé notre initiative pertinente et nous ont rejoint en sont responsables, peut-être que ce morceau de scotch s’y trouvait avant notre arrivée, il est visible sur toutes les photos que nous avons prises (après agrandissements puisque nous ne nous en étions pas aperçu) ce qui implique son ancienneté. Il me semble que ce bout de scotch soit plus une plaisanterie dite « de potache » qu’une insulte purement politique. Or les personnes qui étaient avec moi devant votre permanence législative, dont vous devez commencer à avoir une liste, sinon exhaustive, du moins conséquente, l’étaient pour des raisons éminemment politiques pour lesquelles vous aurez à vous expliquer lors de la campagne des législatives de 2017. Enfin, dans un troisième temps, il me semble opportun de revenir sur les propos que « Ouest-France » vous font tenir.

En juriste de formation que vous êtes, ce journal publie le fait que vous pourriez retirer la plainte pénale que vous avez déposée contre les organisations auxquelles j’appartiens, voire que je représente ou que j’ai initiées, si des excuses étaient données à votre noble personne. Sur le plan humain cette supplique nous inciterait plutôt à recommencer, sur le plan juridique, je vous rappelle, n’étant pas personnellement juriste, que seul le Parquet et donc le Procureur de la République peut stopper une plainte déposée, le retrait d’une plainte par le plaignant n’étant qu’une « affaire de manche ». Dans ce même article de Ouest-France, vous nous dîtes que la caricature politique n’a jamais fait avancer les choses. Permettez-moi de vous reprendre sur ce sujet. Je suis historien et non juriste de formation, ce qui me donne une plus grande expertise dans ce domaine. Le fait que mes travaux de recherche en Histoire aient été spécialisés sur la caricature politique me conduits à vous préconiser de vous méfier de la caricature politique, arme de très gros calibre, à mon humble avis. Il est vrai que je n’ai jamais étudié des cas aussi importants que votre personne, mais seulement celui d’un individu plus humble et introverti, Alfred DREYFUS. Pour terminer cette missive, je vous remercie à nouveau d’avoir rendu publique une initiative que le CRS et l’Union Locale Solidaires avaient souhaitée médiatique.

Votre dépôt de plainte restera dans vos décisions et dans les rapports humains que nous pouvons avoir. Sincèrement, Philippe TERROIRE

Monsieur le député,

J'apprends que vous recherchez les dangereux terroristes qui ont exprimé sans dégradations leur mécontentement sur la politique du gouvernement, notamment au sujet de la loi travail, le samedi 25 juin 2016 sur la façade de votre permanence à Fontenay le comte. J'étais du nombre, aussi je vous demande de bien vouloir rajouter mon nom sur la liste des personnes que vous avez envoyée à la Gendarmerie. A de nombreuses reprises les membres nationaux où locaux du P.S nous ont laissé entendre que nous n'avions de choix qu'entre vous le P.S où le F.N. Tout ce qui pourrait arriver si par malheur le F.N se trouvait au pouvoir, nous l'avons eu grâce au P.S. Il ne manquait que la délation, mais par vôtre fourageuse intervention, c'est chose faite. Soyez assuré que les électeurs sauront s'en souvenir. Didier BERTHOME

Monsieur le Député,

J'apprends que vous avez déposé plainte suite à l'accrochage sur la façade de votre permanence, samedi 25 juin, d'une bâche mettant en cause vos positions politiques. J'en suis totalement solidaire donc responsable. Responsable d'autant plus qu'il n'y a eu aucune dégradation matérielle ni de mot pouvant être interprété comme une atteinte à votre dignité. Sur cette bâche étaient décrites vos positions politiques. Vous cherchez des responsables : j'en suis. La démarche judiciaire que vous avez entreprise devrait vous conduire à communiquer cette lettre à Monsieur le Procureur de la République ou à l'OPJ chargé de l'enquête.

Ce n'est pas vous manquer de respect que d'apprécier par le mot "trahison" l' abîme qu'il peut y avoir entre l'idéal et l'action. Je regrette d'avoir à vous dire que cet abîme porte gravement atteinte au principe démocratique. Tout ceci discrédite l'action publique dans l'esprit des citoyens et participe à fonder une société violente dont nous ne voulons pas. J’ai été choqué par votre intervention sur France Inter, il y a quelques temps, vos propos portaient sur l’utilisation du 49.3 , vous avez tout simplement dit que » ça les dépasse » en parlant des citoyens. Vous êtes responsable de la dégradation de vie des salariés, dont nous avons les témoignages quotidiens sur le secteur de Fontenay Le Comte, par les réformes que vous avez votées. Avec mon respect dû à l'élu de la République que vous êtes. Alain ROBERT

Monsieur le Député,

J'apprends que vous avez déposé plainte suite à l'accrochage sur la façade de votre permanence,ce samedi 25 juin, d'une bâche mettant en cause vos positions politiques. J'y étais. J'en suis totalement solidaire donc responsable. Responsable d'autant plus qu'il n'y a eu aucune dégradation matérielle ni de mot pouvant être interprété comme une atteinte à votre dignité. Sur cette bâche étaient décrites vos positions politiques avec quelques appréciations de citoyens libres. Le ou les témoins qui vous ont informé pourront le confirmer. Vous cherchez des responsables : j'en suis. La démarche judiciaire que vous avez entreprise devrait vous conduire à communiquer cette lettre à Monsieur le Procureur de la République ou à l'OPJ chargé de l'enquête. Ce n'est pas vous manquer de respect que d'apprécier par le mot "trahison" l' abîme qu'il peut y avoir entre l'idéal et l'action. Je regrette d'avoir à vous dire que cet abîme porte gravement atteinte au principe démocratique. Avec mon respect dû à l'élu de la République que vous êtes. JM Holiet.

Monsieur le député,

De nombreuses petites gens de Vendée vous ont envoyé à la capitale de notre beau pays pour porter leur parole. Ils attendaient de vous que vous restiez attentif à leur quotidien, à leur souffrance, leurs joies ou leurs espoirs. Ils pensaient que vous étiez socialiste, et ils avaient foi dans le socialisme comme espérance de "beaux lendemains".

Mais, une fois dans la "ville phare" vous avez oublié vos promesses, vous avez oublié votre assise provinciale, vous avez oublié vos concitoyens, vous avez oublié oublié l'idéal socialiste. Le grand Larousse définit socialisme ainsi: "Idée politique visant à transformer l'organisation sociale dans un but de justice entre les hommes au plan du travail, de la rétribution, de l'éducation, du logement, etc." Nous avons beau être des citoyens engagés et attentifs à la vie politique ; nous ne voyons pas à quel moment de votre action politique vous avez défendu ce socialisme.

"Sans la République, le Socialisme est impuissant, sans le Socialisme, la République est vide" aurait dit Jaurès, un grand monsieur socialiste...dont vous avez peut-être entendu parler.

Nous croyons à la République comme démocratie dans laquelle les représentants du peuple, gouverne "pour le peuple". Et comme vous vous en souvenez peut-être, "par le peuple" ; lors de cet événement important dans une démocratie que l'on appelle les élections. Mais cette République vous la videz de son idéal politique.

Je ne vous ferai pas ici l'affront de vous rappeler l'article premier de la Constitution. Aujourd'hui, nous vous voyons gaspiller une énergie incroyable pour faire taire la parole du peuple qui vous demande de rendre compte de votre activité de représentant. Ce même peuple vous rappelle vos promesses, vos responsabilités. Et il est légitime pour le faire.

Donc, Monsieur le Député, moi aussi j'y étais. Moi aussi j'ai tenu à vous rappeler votre responsabilité en tant que représentant de la Nation. Jamais nous n'aurions outragé la députation comme vous l'affirmez. Non, Monsieur, le député, C'est parce que nous tenons cette fonction en haute estime que nous vous vous avons interpellé. Et ce sans aucune dégradation, ni violence. Mekkaoui Abdelkader, citoyen qui n'aura pas la mémoire courte.

26 juin 2016 7 26 /06 /juin /2016 07:46
Le grand Mamamouchi Fourage monte sur ses grands chevaux...Ou, heureusement, le ridicule ne tue pas...

Vous verrez ci-dessous (article Ouest-France) combien le député Fourage se ridiculise et se décrédibilise complètement en portant plainte contre le mouvement social… Alors qu’il n’y a eu aucune dégradation (c’était là le principe de cette action, qui n’était pas non plus ad hominem), ce triste sire a déposé une plainte qui fait rire tout le monde…

Pauvre France, comme disait mon grand-père ! Pour plagier ce député de pacotille, les travailleurs sont prêts à accepter les plus plates excuses de M. Fourage pour les agressions de ce gouvernement contre toutes les valeurs de gauche ! Contre toutes les idées de progrès !

Vos pitoyables intimidations, Monsieur, ne nous inspirent que le mépris que vous méritez !!!

Que se vayan todos, à commencer par cet opportuniste sans esprit ! Le PS est vraiment tombé bien bas !

NB / Même les gendarmes de Fontenay se sont excusés platement en invitant nos camarades à passer à la gendarmerie… Ils sont consternés d’un tel comportement d’élu… Faites circuler !

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Article ouest France : Mathieu CHARRIER

Le Comité de résistance sociale (CRS) a redécoré la façade de la permanence d'Hugues Fourage, à Fontenay-le-Comte, en placardant des affiches contre la politique du gouvernement. Le député et porte-parole du Parti socialiste a porté plainte. « Fermeture définitive pour cause de trahison sociale. » Le message a de quoi faire tourner les têtes des passants, nombreux ce samedi matin 25 juin, jour de marché. Au bout de la rue des Halles, à Fontenay-le-Comte, la façade de la permanence d’Hugues Fourage, député et porte-parole du Parti socialiste, a été recouverte d’une bâche noire, sur laquelle des affiches ont été collées par des militants du Comité de résistance sociale (CRS) et du syndicat Solidaires. Notamment, un photomontage de François Hollande, où le Président de la République apparaît portant la coiffure et l’uniforme du dictateur nord-coréen Kim Jong-un. Hugues Fourage a décidé de porter plainte. « C'est tellement grossier, la caricature n'a jamais fait avancer les choses, précise le député socialiste. Je condamne toutes les actions de ce genre, que ce soit les attaques contre le siège social de la CGT, ou la permanence d’un élu, elles sont antidémocratiques. » « Imposer une loi avec l’article du 49-3, ce n’est pas démocratique, lui répond Philippe Terroire, militant au CRS. Depuis quatre mois, nous luttons pour le retrait de la loi Travail. Nous ne sommes pas entendus. » Hugues Fourage, pour qui les militants cherchent à créer le « buzz », promet qu’il retirera sa plainte s’ils lui présentent des excuses.

Le grand Mamamouchi Fourage monte sur ses grands chevaux...Ou, heureusement, le ridicule ne tue pas...
chayssac
16 mai 2016 1 16 /05 /mai /2016 07:54

Tous ensemble, et Debout ! Nous pouvons l’emporter contre ce gouvernement réactionnaire ! Rejoignons les camarades des transports routiers, aériens, SNCF, des raffineries,...

Mardi 17 mai :

Matin : Réunion interprofessionnelle des sections syndicales à la Bourse du Travail de la Roche Sur Yon à 10H30.

Après-midi :

- Proposition de déploiement aux portes des entreprises avec diffusion d’un tract d’appel à la manifestation du 19 mai.

- Débat sur les éventuelles autres initiatives décidées lors de la réunion du matin.

A Nantes : manifestation à 10h30, pont de la Madeleine.

Le 19 mai, manifestation à La Roche, 10h30. Place Napoléon

chayssac
15 avril 2016 5 15 /04 /avril /2016 16:13

Communiqué du 15 avril 2016 :

...

Les organisations syndicales (CGT, FO, FSU, Solidaires, UNEF, UNL, FIDL) appellent l’ensemble des salarié-es, privé-es d’emploi, étudiant-es, lycéen-nes, retraité-es à se mobiliser à nouveau par la grève et à participer massivement aux manifestations le 28 avril prochain. Dès à présent, elles appellent à l’organisation d’assemblées générales dans les entreprises et administrations pour assurer le succès de cette journée et décider de la poursuite de l’action pour obtenir le retrait de la loi et l’obtention de nouveaux droits. Elles se saisiront du 1er mai, pour donner à cette journée de solidarité internationale, un caractère particulier en pleine mobilisation contre le projet de loi Travail.

15 avril 2016 5 15 /04 /avril /2016 15:59

Emission 1

Emission 2

Emission 3

13 avril 2016 3 13 /04 /avril /2016 08:32
6 avril 2016 3 06 /04 /avril /2016 08:51
Journée de grève et de manifestation à Fontenay, le samedi 9 avril 2016- 10 heures- Place Viète.

RETRAIT PUR ET SIMPLE DU PROJET DE LOI TRAVAIL« EL KHOMRI »

OUVERTURE DE NEGOCIATIONS SUR NOS PROPOSITIONS COMMUNES

Samedi 9 avril 2016 – Journée de grève et de manifestation

Rassemblement et manifestation 10h- Place Viète Fontenay-le-Comte

La puissante journée de grève et manifestations rassemblant plus d’un million de personnes dans 260 villes dont 4000 manifestants pour la Vendée a démontré la détermination sans faille des étudiant-e-s, lycéen-nes, salarié-e-s, privé-e-s d'emploi et retraité-e-s à obtenir le retrait du projet de loi travail et à conquérir de nouveaux droits sociaux.

Les organisations syndicales CGT, FO, FSU, Solidaires, UNEF, UNL et FIDL réaffirment que dans un contexte de hausse du chômage, d'explosion de la précarité et de la pauvreté, ce texte va organiser une régression généralisée des droits, créer un dumping social entre les entreprises d’un même territoire et d’une même branche et aggraver les inégalités entre les salarié-e-s. Contrairement à ce qu’affirme le gouvernement, ce projet de loi travail ne créerait en aucun cas les emplois pérennes nécessaires à la relance et à l’investissement.

Le gouvernement doit entendre les centaines de milliers d'étudiant-e-s, de lycéen-nes, de salarié-e-s, de privé-e-s d'emploi et de retraité-e-s mobilisés massivement aujourd'hui dans la rue et dans les entreprises avec de nombreux appels à la grève. II doit entendre tous les citoyen-nes qui s'expriment, 70% de la population estime en effet, qu'il faut retirer le texte, qu'il n'est pas amendable, sa philosophie globale restant inchangée.

Les organisations syndicales signataires affirment une nouvelle fois que les pouvoirs publics doivent garantir le droit à manifester, à se réunir, à s’organiser, tout en assurant la sécurité des manifestant-e-s. Si le gouvernement ne répond pas, les organisations syndicales CGT, FO, FSU, Solidaires, UNEF, UNL, FIDL resteront déterminées à poursuivre et amplifier la mobilisation pour obtenir Ie retrait du projet de loi travail et à conquérir de nouveaux droits sociaux y compris par les manifestations et la grève interprofessionnelle.

Elles confirment leur disponibilité, dès que le retrait sera acté, pour rencontrer le gouvernement et faire des propositions de droits nouveaux en termes d'emploi, de salaires et pensions, de temps de travail, de protection sociale, de garanties collectives, de conditions de travail, de formation et de droits et libertés syndicales. Des propositions porteuses de progrès social et correspondant à la réalité du travail d'aujourd'hui et de demain.

D’ores et déjà, de nouvelles journées de mobilisation avec grèves et manifestations sont prévues et ce dès le 5 avril à l’initiative des organisations de jeunesse. Les salarié-e-s se mobiliseront sous diverses formes, notamment avec l’interpellation des parlementaires. Le 9 avril, elles appellent à la réussite d’une nouvelle grande journée d’action de grèves et de manifestations.

6 avril 2016 3 06 /04 /avril /2016 08:45

Merci au réalisateur de permettre la diffusion libre de ce documentaire.

6 avril 2016 3 06 /04 /avril /2016 08:41
4 avril 2016 1 04 /04 /avril /2016 12:56

Le 5 avril, l'intersyndicale départementale appelle à un nouveau rassemblement à 14 h 30 place Napoléon, devant la permanence de Sylviane Bulteau. A l'issue, du rassemblement une distribution de tract sera proposée pour le 9 avril.

Présentation

  • : Le blog de crsfontenaylecomte.over-blog.com
  • : Le Collectif de Résistance Sociale de Fontenay-le-Comte (ville du Sud Vendée) est né du mouvement social de mai 2003. D'abord comité de grève, issu des A.G de grévistes du public, il s'est élargi en direction du secteur privé, puis de manière générale à tous les citoyens engagés dans une démarche de progrès social et politique. A la fin du mouvement de mai 2003, il prend le nom de Collectif de Résistance Sociale, car nous sommes en Résistance contre le néo-libéralisme !
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